Une petite histoire de madeleines : une recette simple et gourmande

Cette semaine, j’ai décidé de vous emmener à la découverte de la madeleine et de vous faire découvrir ma recette.

C’est parti pour un article un peu plus intimiste.

Il y a longtemps de cela, je m’étais dit qu’un petit article sur la fameuse (célèbre) « Madeleine de Proust » pourrait être intéressant.

Et puis, je suis passée à autre chose 🙂

Et il y a quelques jours de cela, j’ai fait des madeleines. Pour rien, comme ça, juste pour le plaisir (petit secret, j’adore cuisiner et encore plus me régaler et régaler les miens avec de bons petits plats !). J’ai donc jeté mon dévolu (j’ai choisi) sur des madeleines.

Et c’est en mangeant mes madeleines que j’ai pensé que certains d’entre vous voudraient peut-être la recette de cette petite gourmandise tellement française, et tellement facile à faire. Je pense que le plus gros obstacle, quand on est à l’étranger, c’est de trouver le moule à madeleines, car c’est le moule qui donne cette si jolie forme aux gâteaux. Sinon pour la pâte, c’est enfantin.

Et pour ce qui est de la recette, je vous offre celle que je tiens du livre de recettes de ma mère. Un bon vieux livre de cuisine traditionnelle qui a vu du pays !

Quand je veux cuisiner quelque chose de traditionnel mais simple et aussi très bon, c’est vers ce vieux livre aux pages décollées que je me tourne. Il n’a pas de photos, mais des recettes simples à exécuter, avec des ingrédients basiques, faciles à trouver et raisonnables en prix.

Voici donc ma recette de madeleines, dans sa version originale et directement « piquée » dans le livre !

Je vous avais bien dit que c’est un gâteau enfantin à réaliser 🙂

Des ingrédients simples : du beurre, des oeufs, de la farine, du sucre, un citron et le fameux moule à madeleines. Avec la recette des madeleines, nous sommes vraiment dans les bases, dans les fondamentaux de la cuisine française :

On commence par battre les oeufs et le sucre, on ajoute la farine puis le beurre fondu et enfin un zeste de citron. Quoi de plus simple ?!

La cuisine traditionnelle française

Quand on pense cuisine française depuis l’étranger et à travers les stéréotypes, on l’associe souvent à la haute gastronomie. Certes, cette haute gastronomie existe, mais elle est venue bien plus tardivement que les fondamentaux de la cuisine française. Pendant longtemps, cette gastronomie a été inexistante même si nos ancêtres les Gaulois aimaient bien manger. C’est à partir de Louis XIV au 17ème siècle, que son aspect gastronomique et raffiné s’est développé, mais elle est devenue (ou plutôt restée), l’apanage d’une infime minorité, des rois et de leur cour, ou encore de la noblesse.

Les restaurants ont pris leur essor au 19ème siècle et ce n’est qu’au 20ème siècle que de grands cuisiniers se sont ingéniés à raffiner cette cuisine, la changer, l’améliorer, la moderniser, la sublimer, pour en faire la haute cuisine qui portera haut les couleurs et les valeurs de la gastronomie française.

Mais même si toute cette gastronomie est appréciable et représente un art de vivre à la française, il faut garder à l’esprit que pour une écrasante majorité de Français, manger est beaucoup plus trivial. Cuisiner est quotidien et nécessite la prise en compte du facteur « temps » autant que du facteur « finances ». De ce fait, la cuisine traditionnelle française est un cuisine qui est généreuse, très bonne, mais réalisée de façon assez simple à partir d’ingrédients communs et peu chers.

Pour les plats salés, on retrouve tout ce qui « mijote », c’est-à-dire les plats qui cuisent doucement mais longtemps. La raison de ce type de plats ? Il s’agissait de plats que l’on pouvait laisser cuire tout doucement à côté du feu, sur un coin du fourneau à bois pendant que l’on s’occupait de la lessive, des enfants, de nourrir les poules et de mille autres choses encore. La cuisinière ne pouvait pas se permettre de passer plusieurs heures à surveiller la cuisson d’un plat, et ni l’autocuiseur ni le four à micro-ondes n’existaient 🙂

Pour les plats sucrés, on retrouve les ingrédients de base de la culture (au sens agricole mais aussi dans un sens plus large) : la farine de blé, les oeufs, le beurre, le lait, la crème fraîche, puis le sucre (arrivé plus tardivement).

Et la fameuse « madeleine de Proust » dans tout cela ?

Et bien j’ai pensé que cela ferait une jolie suite à cet article gourmand. Je vous propose donc de nous pencher ensemble sur la plus célèbre madeleine de la littérature française dans deux semaines, car pour la semaine prochaine, j’ai déjà prévu de vous faire travailler sur une compréhension orale.

Bonne semaine à tous, et surtout lancez-vous et faites des madeleines ! Même si vous n’avez pas de moule à madeleines, versez votre pâte dans un grand moule à gâteau (il faudra juste la laisser cuire plus longtemps et vérifier la cuisson en plantant la pointe d’un couteau au centre du gâteau : elle doit ressortir nette, sans pâte crue collée sur cette lame). Mais vous verrez, même sous la forme d’un seul gros gâteau, le goût tout simple mais authentique de la madeleine est inimitable.

Et là, vous commencerez à bien mieux comprendre Marcel Proust…

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