Apprentissage et retour d’émotions : prendre conscience de nos schémas de pensée

Quand on se retrouve en situation d’apprentissage d’une langue étrangère en tant qu’adulte, il faut veiller à ne pas réactiver de vieux mécanismes émotionnels qui pourraient nous desservir en tant qu’apprenant.

Avant de commencer

Il peut arriver que la seule idée de devoir retourner en cours de langue réactive des schémas de pensée qui n’apporteront rien de positif et qui bien au contraire, commencent à desservir avant même de mettre un pied en cours. J’ai noté ce genre de comportements auprès d’apprenants qui n’ont pas eu une très bonne expérience en cours de langue dans leur jeunesse. Ces personnes ont associé l’apprentissage d’une langue à une certaine souffrance, peut-être à juste titre, mais ce qu’il faut réaliser, c’est que ces pensées négatives ne vont pas aider la nouvelle situation. Il faut donc veiller à prendre conscience de ces pensées polluantes, les repérer. Il est important de comprendre que les vieux schémas du type : « je n’ai jamais aimé », « j’ai toujours été nul(le) », ne sont que les calques des situations antérieures. Se remettre dans une situation émotionnelle similaire risque de nous condamner à revivre ces émotions et à nous enfermer dedans au lieu de nous permettre d’avancer.

Pendant l’apprentissage

Apprendre une langue étrangère n’est pas toujours facile, il y a des obstacles, de l’inconfort et parfois des moments de découragement. Même si l’apprentissage se passe bien, il s’agit d’un engagement sur la durée qui demande de la constance et de la rigueur. S’ajoute à cela toute notre vie extérieure : notre vie professionnelle, personnelle, familiale, et il arrive parfois que cette vie soit déjà un peu trop remplie pour laisser l’espace nécessaire à l’apprentissage. C’est dans ces moments délicats qu’il faut faire attention à la possible réactivation de certains mécanismes émotionnels anciens.

Il se peut que face à l’attitude de votre enseignant(e), du groupe, aux activités proposées… vous repartiez dans des pensées qui risquent de vous desservir : « j’en ai assez », « je n’avance pas aussi vite que les autres », « est-ce que je prends du retard sur le groupe ? ». Il se peut que vous ayez des moments de découragement parce que vous progressez, certes, mais pas assez vite. Dans ces moments plus délicats, il faut que vous veilliez à vos pensées. Canalisez vos pensées et vos émotions, dirigez-les vers ce qui est utile pour vous, ce qui vous permet d’avancer vers votre but.

Face aux difficultés

Vous butez, vous avez du mal, vous avez l’impression que vous prenez du retard, que vous n’y arriverez pas. Là encore, faites attention à vos pensées. Si l’apprentissage d’une langue étrangère en tant qu’adulte est un défi régulier, il y aura tout de même des moments qui seront plus difficiles encore. Et là, tout particulièrement, il faut veiller à vos pensées et ne pas laisser les auto-critiques du style : « c’est trop compliqué », « je ne comprends pas ce point », « je n’y arriverai jamais », « c’est la catastrophe », vous détruire.

Apprendre une langue étrangère n’est pas une chose toujours facile. On peut être débordé(e), fatigué(e), ne pas comprendre une notion. Lorsque vous sentez le découragement, l’irritation, la frustration voire la colère monter en vous, la première chose à faire est d’être capable d’identifier ces sentiments. Tant que vous subissez ces émotions sans les reconnaître, ce sont elles qui vous dirigent et vous n’avez pas la capacité à vous contrôler. Reprendre le contrôle passe en premier par la reconnaissance, la mise en mots des pensées qui tournent dans notre tête. Il peut parfois être utile de se faire accompagner, des outils existent pour mieux vivre ces moments. Si vous vous sentez dépassé(e) par votre situation, je peux vous aider à mieux vous comprendre pour mieux la vivre.

 

2 Commentaires

  1. Il arrive parfois qu.on se doute de cette situation et que qqn. proche de nous observe notre etat d.ame et essaye nous attire l.attention. Comme vous, dans cet article .

    1. Oui, il est important d’avoir une personne qui peut ressentir et comprendre votre état afin de s’adapter et de vous permettre tout de même de progresser.

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