DALF et synthèse : pourquoi les plans « pour » / « contre » sont dangereux

J’ai décidé de rédiger cet article suite à divers retours d’étudiants. Lorsque l’on évoque la préparation au DALF, qu’il s’agisse du C1 ou du C2, invariablement revient la question de la méthodologie de la synthèse de documents. Et beaucoup d’entre vous redoutent cette épreuve, qui pourtant est tout à fait surmontable si l’on s’entraîne correctement.

L’image de difficulté véhiculée par cet exercice et l’appréhension que cela entraîne chez certains d’entre vous peut vous conduire à vous raccrocher à un type de plan qui est, à mon avis, assez dangereux s’il est le seul outil dont vous disposez. Je ne dis pas qu’il est mauvais, je dis simplement qu’il vaut mieux s’entraîner à construire d’autres types de plans également.

Pourquoi les plans « pour » / « contre » sont dangereux en synthèse ?

Pour la raison toute simple que ce genre de plan présuppose (et fonctionne uniquement dans ce cas) que les documents du corpus sont des documents qui fonctionnent en opposition, ou dont certaines parties s’opposent. Or, c’est loin d’être toujours le cas. Il est assez fréquent d’avoir des corpus composés de documents qui, bien que prenant des angles de vue différents sur un même thème, ne sont pas pour autant en opposition.

Il peut s’agir de documents qui vont « dans le même sens », ont une vision globale relativement similaire et harmonieuse, mais qui ne s’intéressent pas aux mêmes exemples concrets, aux mêmes applications d’une thématique.

Il peut également s’agir de documents qui sont complémentaires, l’un peut-être relativement général et l’autre un peu plus pointu.

Bref, les documents d’un corpus peuvent former un tout de type « corpus », sous une pluralité de formes et de contenus qui ne sont pas forcément bien adaptés à un plan basé sur une approche « pour » et « contre » de ces mêmes documents. Si ce type de plan en opposition, ou contradictoire, est bon à connaître (car oui, il arrive que des corpus présentent des documents nettement marqués en faveur ou contre une problématique), il faut néanmoins vous entraîner à travailler d’autres types de plans, des plans un peu plus difficiles à élaborer car peut-être moins évidents à première vue, mais beaucoup plus riches et fins au final.

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