Se préparer à un examen : comment gérer la dernière ligne droite, partie 2

Je vous propose ici de continuer la réflexion commencée la semaine dernière pour vous aider à mieux gérer la dernière ligne droite avant un examen, que ce soit le DELF, le DALF ou tout autre examen en langue étrangère.

Gérez votre trac

Il faut à tout prix éviter que votre trac se transforme en peur. Le trac, c’est le petit coup de stress que ressent l’artiste avant d’entrer en scène. Le trac, c’est votre coeur qui se met à battre plus fort quand vous devez prendre la parole en public. C’est un réflexe naturel et c’est même assez sain. Le trac, c’est quelque chose qui se gère.

En revanche, si vous laissez votre trac sans aucun contrôle, si vous laissez votre cerveau partir dans les enchaînements de potentielles catastrophes les plus folles, alors dans ce cas, votre trac pourrait se transformer en peur. Et là, ce n’est pas bien, c’est ce qu’il faut éviter.

Le trac est normal, la peur est excessive. Vous n’allez pas mourir, le jury ne va pas vous frapper ni vous dévorer. Vous allez simplement être mis dans une situation d’examen, situation un peu stressante certes, mais pas dangereuse.

C’est vous qui contrôlez

Comme cette situation n’est pas dangereuse, prenez le temps de vous poser afin d’y réfléchir. Lorsque vous sentez que votre esprit s’emballe, qu’il prend un malin plaisir à vous emmener vers d’hypothétiques scénarios catastrophes, alors arrêtez-vous, respirez profondément et pensez à tout le travail que vous avez fourni. Pensez à tout ce que vous avez appris. Pensez à l’accompagnement dont vous avez pu bénéficier. Pensez à vous d’une façon positive et confiante. Oui, vous sentez le trac qui arrive, mais oui, vous vous êtes bien préparé(e). Ayez confiance en vous. Canalisez vos pensées. Si vous vous êtes préparé(e) sérieusement, alors vous avez tout pour réussir.

La règle des 80/20

Savez-vous que dans la très grande majorité des cas, lorsque l’on réalise quelque chose, on atteint 80% de son but avec 20% de l’effort. Par contre, les 20% qui restent à faire vont demander un gros effort…80%.

En effet, on peut facilement apprendre les bases, comprendre un fonctionnement, apprendre une nouvelle conjugaison, améliorer notre vocabulaire. Oui, on avance vite.

Là où les choses deviennent plus compliquées, c’est si, par exemple, on décide de comprendre absolument chaque emploi possible du subjonctif. Quel travail ! Il y en a pour un moment…

On est typiquement ici dans une règle des 80/20.

Avec 20% de l’effort, on peut comprendre quand utiliser le subjonctif et comment il se conjugue. On sera opérationnel, mais on fera encore des erreurs. Par contre, si on prend l’idée de ne plus faire aucune erreur avec le subjonctif, alors là on est parti(e) pour une énorme quantité de travail tant il faudra comprendre les subtilités d’emploi, maîtriser toutes les exceptions, affiner nos intentions de communication. Bref, un travail de titan…

Conclusion, attention à cette règle du 80/20, surtout quand un examen se rapproche. N’essayez pas de maîtriser les 20% de connaissances restantes, cela vous mettrait dans une situation difficile qui risquerait de vous déstabiliser et de vous faire basculer du trac, à la peur.

Voltaire, le mieux est l’ennemi du bien.

Enfin, avant de vous quitter et de vous laisser méditer sur mes conseils, je ne peux résister au petit plaisir de vous offrir cette phrase de Voltaire, philosophe des Lumières : le mieux est l’ennemi du bien.

Tout est dit… À vouloir toujours vouloir faire mieux, mieux et mieux, on prend le risque de ne pas pouvoir faire bien.

Faire bien, c’est faire quelque chose qui fonctionne, qui est opérationnel, qui remplit le contrat, qui propose ce qui est demandé.

Vouloir le mieux, c’est toujours courir pour améliorer et refuser de voir que ce que l’on a est bien.

À méditer…

2 Commentaires

    1. Je suis tout à fait d’accord ! C’est pour cela que dans l’article j’évoque la dernière ligne droite. Si la préparation à l’examen doit être rigoureuse d’une façon générale, je veux juste dire que les quelques jours qui précèdent, ce n’est plus vraiment le moment de se mettre en mode panique pour apprendre en catastrophe et risquer de se faire des noeuds au cerveau 🙂
      Mais je suis d’accord avec vous, au niveau C2, l’erreur n’est pas la bienvenue.

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